Mali : Ménaka renforce sa sécurité face aux différentes attaques dans la région

Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région de Ménaka, deux groupes armés notamment le Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), et le Groupe d’autodéfense Touareg Imghad et alliés (GATIA), ont lancé depuis quelques jours, et avec l’appui des Forces armées maliennes, des patrouilles conjointes pour sécuriser la région.

« L’’armée malienne est ravie de l’initiative prise par ces groupes et les accompagne sur ce chemin. Notre objectif  est d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens », indique le lieutenant Abdourahmane Ag Mbareck.

C’est après une rencontre des populations de Ménaka tenue fin mars que des mesures ont été prises pour renforcer la sécurité dans la région. « Nous avons organisé l’entente parce qu’on était victime de plusieurs maux. Il y a des braquages, des enlèvements de véhicules, des assassinats. Les partenaires font l’objet de cambriolage chaque nuit. Il y a chaque jour des enlèvements sur la route qui nous relie à Ansongo et Gao. C’est à l’initiative de deux ressortissants de Ménaka en la personne d’El Hadj Ag Gamou et Moussa Ag Acharatoumane que des concertations ont abouti à l’entente de toutes les communautés de la région », explique Lando Koyta, premier adjoint au maire de Ménaka.

Parmi les mesures figurent l’installation d’une sécurité d’urgence opérationnelle jusqu’aux frontières nigériennes et le renforcement de l’entente entre les populations.

Le renforcement de la sécurité permettra aux populations qui font régulièrement l’objet d’attaque de vaquer librement à leurs activités, selon Adim Ag Albacher, officier du MSA. « Tous les Ménakois sont fatigués. C’est pour cela que nous avons décidé de nous organiser tous ensemble pour rétablir la sécurité chez nous », a-t-il déclaré à Sahelien.com.

Les patrouilles sont menées de jour comme de nuit afin de sécuriser la ville et ses environs.  Il est instauré un couvre-feu de 22h à 6 heures et la circulation des engins ou véhicule à la tombée de la nuit est limitée aux ambulances, aux véhicules militaires et administratifs.

Concernant la circulation dans la ville, tous les véhicules ou engins à deux roues doivent disposer de documents d’identification. « C’est pour faciliter la tâche lors de la recherche de moto ou de véhicule volé. Lorsque le propriétaire d’un engin volé fait une déclaration, il donne son nom et les informations comme le numéro de châssis, le type d’engin, etc. On le communique aux patrouilles et aux check-points sur les routes pour nous faciliter la recherche », affirme Ismaghil Ag Abdorahmane, combattant du MSA.

Pour l’heure, le Mécanisme opérationnel de Coordination (MOC) prévu par l’accord pour la paix et la réconciliation et qui doit prendre en charge les patrouilles mixtes dans les régions du nord, n’est pas encore opérationnel à Ménaka.

Pour la version Anglaise : https://www.youtube.com/watch?v=yeCnODbaMLk

Souleymane Ag Anara Augustin K. Fodou Abdoul Malick Maiga

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