Burkina Faso, Mali, Niger : une mobilisation contre l’insécurité dans le Liptako Gourma

Cette semaine, une rencontre a réuni experts, acteurs de la société civile, autorités administratives, élus pour échanger sur la situation sécuritaire dans le Liptako Gourma. Pour les organisateurs, l’objectif de cette rencontre était de parvenir à une compréhension de la situation sécuritaire dans la zone frontalière du Liptako Gourma, et d’élaborer des solutions adaptées et des mesures d’atténuation.

Face à la montée de l’insécurité liée aux attaques terroristes et à la multiplication des groupuscules extrémistes dans le Liptako Gourma, zone frontalière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, une rencontre d’échanges d’expériences et d’analyses a réuni à Ouagadougou, du 26 au 28 juillet, les acteurs de la société civile, les parlementaires, acteurs sécuritaires et diplomatiques et experts issus des pays concernés.

« Créer un réseau des acteurs »

Une soixantaine de participants issus de la région du Liptako Gourma ont pris part à cette rencontre organisée par le Secrétariat permanent du G5 Sahel, l’Autorité de développement intégré du Liptako Gourma et l’Institut d’études de sécurité (ISS, Dakar). Pour les organisateurs, l’objectif de cette rencontre était de parvenir à une compréhension de la situation sécuritaire dans la zone frontalière du Liptako Gourma, et d’élaborer des solutions adaptées et des mesures d’atténuation. « Les gens étaient contents, ce qui est très rare, mais ils ont trouvé que c’était vraiment utile. Cela veut dire qu’il s’est passé quelque chose », confie un organisateur, interrogé par Sahelien.com.

A travers cette rencontre, les organisateurs entendent identifier les enjeux liés à la sécurité commune à la région, formuler des recommandations et créer un réseau des différents acteurs intervenant dans la zone frontalière du Liptako Gourma.

Dans cette région frontalière, la situation est caractérisée par l’exacerbation de la circulation des armes, l’émergence des groupes terroristes armés, un environ régional dégradé, la porosité des frontières qui favorise le crime organisé et le trafic illicite ainsi que la migration illégale. A cela, viennent s’ajouter les conflits inter et intracommunautaires. Le tout dans un contexte de ressources et d’effectifs contraignants au niveau des pays. « Face à cette situation, il convient de mutualiser les efforts », affirme cet élu venu du Niger.

 Sahelien.com
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