Burkina Faso : Un an après le putsch manqué, les familles des martyrs réclament toujours justice

La cérémonie de dépôt de gerbes en hommage aux victimes du coup d’Etat déjoué, le 16 septembre 2015 et de l’insurrection populaire d’octobre 2014, s’est terminée en queue de poisson.

En ce triste anniversaire, les parents des victimes sont partagés entre tristesse et colère et réclament toujours justice.

Ils ont décidé de se mettre en marge de la cérémonie officielle pour, indiquent-ils, ne pas avoir été associés à l’organisation.

Dans la matinée d’hier vendredi, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale ont déposé des gerbes de fleurs au carré des martyrs sur les tombes des victimes, au cimetière de Gounghin à Ouagadougou.

« Nous sommes là aujourd’hui pour rendre hommage à tous ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur pour défendre la liberté, la démocratie et pour défendre le peuple burkinabè. La patrie n’oubliera jamais leur sacrifice suprême », a déclaré le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba.

Pour le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, la justice doit commencer par ce devoir de mémoire.

Après le départ des autorités, les proches des victimes ont, eux aussi, déposé une gerbe de fleurs sur les tombes des martyrs.

Ils ont repris en chœur l’hymne national et observé une minute de silence.

Remontés, selon eux, par le mépris des autorités à leurs égards, blessés et parents de victimes ont décidé de boycotter la rencontre prévue hier, avec le Premier ministre.

Nous avons appris plus tard que la réunion à la primature a été reportée à une date ultérieure.

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