G5-Sahel : les chefs d’état-major « veulent agir » avec les moyens du bord

Un check-point de l'armée dans la région de Tombouctou - Image d'illustration

Au Mali, les chefs d’état-major de la force régionale du G5-Sahel se rencontrés, jeudi 14 septembre, au PC opérationnel inauguré samedi dernier par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta à Sevaré, dans le centre du pays. Au centre des discussions, l’opérationnalisation de la force et  sa collaboration avec l’opération anti-terroriste française, Barkhane.

Au moins quatre sujets ont été évoqués lors de cette rencontre dans le centre du Mali: l’opérationnalisation des quelques 5 000 hommes que devraient fournir les pays membres, leur collaboration avec Barkhane, l’épineuse question des ressources financières et surtout la planification de la toute première opération.

« L’idéal est d’aller avec les moyens du bord et voir comment mener les futures opérations dès octobre » dans la zone du Liptako-Gourma, affirme une source sécuritaire malienne contactée par Sahelien.com.

L’objectif est aussi, pour les pays du G5, de montrer leur détermination à la veille d’une importante rencontre à l’ONU où les présidents des cinq pays vont se serrer les coudes et parler le même langage devant les partenaires.

« Nous serons au coude-à-coude. Le G5 Sahel va nous permettre de mutualiser nos moyens dans ce combat contre le terrorisme », a affirmé le président malien, également président en exercice de la force jeudi à Ouagadougou. Au terme d’une visite qui l’a conduit aussi au Tchad et au Niger après avoir reçu le président mauritanien à Bamako.

Lors de la réunion des chefs d’état-major, réflexion a été également  faite sur la « consolidation du mécanisme financier de la force. »

Aboubacar Dicko
PARTAGER