Kidal : lancement de l’année scolaire à Tessalit pour près de 14 000 élèves

Image d'illustration - Des élèves de l'école Baye Ag Mahaha de Kidal

Dans le cercle de Tessalit, à plus de 200km de la ville de Kidal, l’année scolaire a été lancée sur « des perspectives encourageantes ». Mardi, une forte délégation conduite par le ministre de l’éducation malien, Mohamed AG Erlaf, l’a officiellement lancée pour les quelques 14 000 enfants de la localité.

« Nous avons commencé le 9 octobre comme partout au Mali, mais le lancement officiel a eu lieu le 10 avec la remise de nouvelles salles de classe réhabilitées par la Minusma », affirme Akly Ag Wakawalen, directeur du centre d’animation pédagogique (DCAP) du cercle de Tessalit, joint au téléphone par sahelien.com.

Aujourd’hui, 13 écoles sont ouvertes sur 26 dans tout le cercle, mais M. Wakawalen espère aussi la réouverture de deux autres cette année. Sur financement du fonds fiduciaire, 24 salles de classe ont été réhabilitées cette année dans le cercle par la mission de l’ONU. Et, selon les autorités scolaires locales, environ 14 000 enfants sont désormais dans les classes.

« Ces infrastructures vont permettre aux enfants entassés en double vacation d’être dans le confort minimum qui va leur permettre d’étudier correctement », estime Mohamed Ag Erlaf, ministre de l’éducation nationale qui s’est rendu sur place.  Même son de cloche chez Mbaranga Gasarabwe, coordinatrice résidente et coordinatrice humanitaire du système des Nations Unies au Mali, pour qui  » investir dans l’éducation c’est investir dans la paix. » « Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain, l’on ne saurait construire la paix sans eux », ajoute-t-elle.

Cependant dans la localité, d’énormes besoins existent encore dans le secteur de l’éducation. « La difficulté majeure est le problème d’enseignants surtout dans la commune d’Aguelhoc. J’ai 23 enseignants qui sont tous originaires de la région donc les ressources locales sont présentes » explique le DCAP. Maintenant il faudra chercher les moyens pour motiver des volontaires dans cette partie du pays où la situation sécuritaire reste précaire. Il y a aussi des manques en fournitures scolaires ou en support didactique qu’il faudra combler.

Sahelien.com
PARTAGER