Les réformes institutionnelles au menu des discussions de la 22eme réunion du CAF de la CEDEAO

Abuja, le 13 novembre 2017

Le Vice-président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Edward Singhatey, a souligné l’importance capitale des réformes institutionnelles dans lesquelles la Communauté ouest-africaine s’est engagée depuis plusieurs années.

Dans son allocution de bienvenue à l’ouverture, le lundi 13 novembre 2017, à Abuja, au Nigeria, de la 22ème réunion du Comité de l’administration et des finances (CAF) de la Cedeao, il a rappelé l’approbation par les chefs d’Etat d’une nouvelle structure prévue pour la Commission et toutes les institutions de la Cedeao, à partir du 1er trimestre 2018.

« Il est donc d’une importance primordiale que les questions présentées soient examinées sans passion et en ayant uniquement à l’esprit l’avenir de la communauté dans la formulation des recommandations qui vont émerger de cette réunion », a-t-il déclaré.

S’agissant de la réforme institutionnelle, M. Singhatey a indiqué que les consultants ont presque fini leur travail ; et l’année 2018 verra la mise en place d’une nouvelle structure de management dans presque toutes les institutions communautaires.

Les réformes en elles-mêmes ne nous mènerons pas à l’objectif souhaité de relever le niveau de vie de nos populations, si elles ne sont pas sous-tendues par des programmes adéquatement financés, a-t-il laissé entendre.

Pour ce faire, il a rappelé aux Etats membres leurs obligations statutaires à l’endroit de la Cedeao, notamment le versement du prélèvement communautaire en souffrance.

Tout comme M. Singhatey, le président du CAF, l’ambassadeur Kadangha Bariki Edawé Limbiyè, du Togo, dont le pays assure actuellement la présidence en exercice de la Cedeao, a invité les Etats membres à honorer leurs engagements au titre du prélèvement communautaire.

« Je voudrais vous rappeler que le prélèvement communautaire reste l’épine dorsale des recettes de la Cedeao. En effet, le prélèvement communautaire contribue pour environ 95% aux recettes totales de la Cedeao », a-t-il précisé.

Vous conviendrez alors avec moi, qu’il y a nécessité que chaque Etat de la Communauté honore ses engagements sans oublier les arriérés, a ajouté M. Limbiyè.

Il a saisi l’occasion pour inviter les délégués à examiner avec attention, clairvoyance et perspicacité les dossiers qui leur seront soumis, afin que de leurs réflexions jaillisse la lumière nécessaire dont aura besoin la Communauté ouest-africaine pour éclairer la voie de sa migration de la Cedeao des Etats vers celle des peuples.

Cette 22ème réunion du CAF sera consacrée à l’examen d’une série de documents, de rapports et de memoranda aussi bien pour information que pour discussion.

C’est ainsi que les délégués examineront, entre autres, l’état d’avancement des tâches assignées aux institutions de la Communauté, la situation financière de l’organisation régionale, et l’organigramme détaillé de la Commission de la Cedeao.

Seront également débattus le rapport de suivi et évaluation relatif à la mise en œuvre des programmes des institutions communautaires de janvier à septembre 2017, de même que le mémorandum sur la mise en œuvre du programme de la Cedeao sur la lutte contre l’extrémisme violent au Nigeria, au Niger et au Mali.

D’autres sujets tels que la mise en œuvre du programme des Volontaires de la Cedeao et la validation des indemnités en faveur de ces derniers, l’initiative d’autonomisation des jeunes ouest-africains, et le projet de budget consolidé des institutions de la Communauté pour l’exercice 2018, figurent aussi à l’agenda de la rencontre

S’agissant des points inscrits à l’ordre du jour pour information, ils ont notamment trait au rapport intérimaire 2017 du Contrôleur financier des institutions communautaires.

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