Liberté de la presse : le Burkina Faso devance le Niger et le Mali au classement RSF 2018

Le Classement mondial de la liberté de la presse évalue chaque année, la situation du journalisme dans 180 pays.

Le Classement mondial de la liberté de la presse a été dévoilé, ce mercredi 25 avril. Selon Reporters sans frontières (RSF), l’édition 2018 témoigne de l’ « accroissement des sentiments haineux à l’encontre des journalistes ». 

« La libération de la haine contre les journalistes est l’une des pires menaces pour les démocraties, déplore le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. Dans le classement sur 180 pays, la Norvège reste en tête pour la deuxième année consécutive et la Corée du nord conserve la dernière place. Les Etats-Unis perdent deux places (45e) et la France (33e) progresse de 6 places.

 

L’Afrique occupe la troisième place dans le classement des zones géographiques avec une légère progression par rapport à 2017. Mais les situations restent très contrastées sur le continent, où les journalistes sont encore régulièrement victimes d’intimidations, d’agressions ou d’arrestations, souligne RSF.

Dans les trois pays que nous couvrons, le Burkina Faso (41e) devance le Niger (63e)  et le Mali se positionne à la  115e place. Si le Burkina Faso se classe parmi les réussites du continent africain en matière de liberté de la presse, une certaine pression demeure toutefois, indique le document. Au Niger, la situation de la liberté de l’information s’est particulièrement dégradée depuis 2015.

Pour le cas du Mali, bien que les atteintes à l’encontre des journalistes aient diminué, la liberté de la presse demeure fragile. Les médias sont soumis à des pressions officielles sur les questions traitant de la sécurité. Toute critique de l’armée peut conduire à une arrestation et à une inculpation “d’atteinte aux mœurs et de propos démobilisateurs de troupes”, précise le rapport. RSF évoque également le traitement des sujets qui restent tabous. En juin 2017, deux journalistes d’investigation avaient été menacés pour avoir révélé l’implication de trois hauts dignitaires de la Conférence épiscopale du Mali dans une affaire d’évasion fiscale.

Amadou Cissé, Stagiaire

PARTAGER