Mali : A Kidal, on consomme algérien

Les produits de première nécessité qui sont sur le marché à Kidal proviennent principalement de Tamanrasset, de l’Adrar, de Borj-Badji Moctar et Timiawine en Algérie.

La 8è région administrative du Mali est située à 370 km au nord de Gao et à 200 km au sud de la frontière algérienne.

Malgré la fermeture officielle des frontières, les commerçants s’approvisionnent dans les villes voisines de l’Algérie,

« Nous payons les taxes d’entrée sur le territoire algérien, ici dans l’Azawad on paye juste à l’entrée de la ville », explique le commerçant Toula Ag Mohamed.

Il importe du riz, du sucre, des boissons, du savon et bien d’autres choses comme le gasoil et l’essence.

Comme difficultés, les commerçants pointent du doigt l’état de la route et l’insécurité. Ce qui agit le prix à la vente.

« Il arrive de croiser des coupeurs de route. Aux postes de contrôle en Algérie, les forces de sécurité procèdent à des fouilles et posent beaucoup de questions telles que d’où viens-tu? où vas-tu? etc. », affirme pour sa part, le transporteur Moulay Ag Alkassim.

Une fois sur le marché, les produits ne sont plus soumis à une quelconque taxe. Et des organisations non gouvernementales travaillent avec les responsables des mouvements armés sur place pour qu’il n’y ait pas de pénurie sur le marché.

L’économie de la région est dominée par l’élevage certes mais le commerce occupe plus de de 57% des activités de la population urbaine de Kidal, selon une étude du gouvernement datant de 2011.

Des produits sont aussi importés du Niger, de Gao au Mali ou d’autres régions du pays. Mais avec la crise sécuritaire, le circuit commercial se limite principalement à l’Algérie.

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