Mali : Environ 4000 agents maliens sur les 12.400 emplois créés dans le secteur minier

Selon les données fournies par les sociétés minières elles-mêmes, le nombre d’emplois créé se chiffre à près de 12 000 en 2012, dont plus de trois mille occupés par des nationaux.

Ce chiffre a été revu à la hausse. D’après une source au ministère des Mines contacté par Sahelien.com, il s’élève actuellement à 12.400, sans toutefois préciser le nombre d’employés maliens.

Les sociétés minières offrent un nombre très limité d’emplois surtout quand elles entament la phase opératoire de leurs activités.

Le besoin en main d’œuvre qualifiée et de spécialistes fait que beaucoup de nationaux ne bénéficient souvent que d’emplois de seconde zone.

Alors que la production artisanale nourrit, selon le ministère des Mines, près de deux millions de Maliens.

L’activité minière industrielle employait 3 564 Maliens et 298 expatriés, selon l’annuaire 2012 des mines fait par la Cellule de planification et des statistiques.

En y ajoutant les emplois créés par les sociétés de sous-traitance, le nombre de personnes qui ont un emploi grâce aux mines atteint 11 958.

La société SEMOS détient le nombre le plus important des emplois directs créés avec 1 183 employés de nationalité malienne.

Cela est dû au fait qu’à la phase de construction, la mine emploie beaucoup plus que quand elle commence sa production où elle requiert un personnel plus qualifié qu’on ne trouve malheureusement pas au sein des populations locales. Ce qui est une source de frustration.

Les riverains des mines ne sont souvent recrutés que pour des emplois journaliers ou saisonniers, faiblement rémunérés, avec des volumes horaires de travail excessifs (plus de 10 heures par jour).

Les mines sont aussi, selon des cadres de l’inspection du Travail, le lieu des licenciements abusifs (souvent pour motif économique).

Dans plusieurs sociétés minières, des comités de recrutement de la main d’œuvre non qualifiée sont mis en place. Cette politique vise à donner la priorité aux populations riveraines des mines dans l’obtention d’emplois.
Et aussi à associer les maires, les chefs de village et les notabilités dans la gestion de la problématique de l’emploi dans les mines.

Ainsi, à la SEMOS, 80 % des travailleurs maliens sont de la région de Kayes. A SOMISY (Syama) 65 % de la main d’œuvre non qualifiée provient des villages riverains de la mine.

La mine d’or de Syama, située à 350 km au sud de Bamako, emploie 1372 personnes dont 1 037 Maliens comme permanents et 196 employés maliens temporaires.

« Sur les 27 membres de l’administration de la mine, 23 sont des Maliens et la proportion entre géologues maliens et expatriés est de 25 Maliens pour 4 expatriés », apprend-on sur le site de la Chambre des Mines.

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