Mali : Gao a suivi l’appel à la ville morte de la société civile

La société civile de Gao a appelé à une journée ville morte, hier, lundi 23 janvier, pour protester contre l’insécurité grandissante dans la région.

Le mot d’ordre a été lancé suite à l’attaque suicide, mercredi dernier à Gao, contre le camp abritant des éléments des Forces armées maliennes et de divers groupes armés.

L’appel a été bien suivi dans la ville. Les commerces, les écoles, les bureaux de l’administration et marchés sont restés fermés toute la journée.

« On a fait ça parce que nos enfants sont morts et pour montrer à l’opinion internationale qu’il n’y a pas de sécurité malgré la présence des forces armées nationales et étrangères », a indiqué El Hadj Samba Maïga, membre du cadre de concertation des notables de Gao.

Pour Mohamed Maïga, élève au lycée Yana Maïga, il est temps que l’Etat agisse pour sécuriser l’ensemble du territoire. « Trop c‘est trop, on veut la paix », a-t-il lancé.

L’attentat-suicide contre le camp du Mécanisme Opérationnel de Coordination, (MOC) a fait plus de 60 morts et 115 blessés.

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