Mali : La mise en place des autorités intérimaires toujours contestée à Gao

Les combattants de la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (CMFPR 2) assiègent depuis lundi, l’Assemblée régionale de Gao pour dénoncer leur exclusion de toutes les structures de la mise en œuvre de l’accord pour la paix.

« Nous voulons qu’on nous mette dans nos droits. Que nous soyons représentés au niveau national jusqu’au niveau local dans les organes et structures » a déclaré Issiaka Aba Kantao, président de la coordination régionale de la CMFPR 2.

Et d’ajouter : « on a aussi exigé que tous les mouvements de résistance civile ainsi que les femmes soient impliqués dans le processus de paix parce qu’ils ont eu à combattre les occupants, mais aujourd’hui, ils sont exclus ».

Les mouvements de résistance civile s’opposent également à la mise en place des autorités intérimaires. Selon les responsables, tous les engagements pris par l’Etat n’ont pas été respectés.

Pour manifester leur refus, ces mouvements prévoient « d’empêcher le fonctionnement de tous les services étatiques et ONG à partir de ce mercredi jusqu’à la satisfaction de leurs exigences ».

Ils précisent toutefois que les structures sanitaires, les marchés et les services de distribution d’eau et d’électricité ne sont pas concernés.

Après l’installation du président du Conseil régional de Kidal hier, il est prévu la mise en place des autorités intérimaires à Gao et Ménaka, demain jeudi 02 mars, et à Tombouctou et Taoudeni, le 03 mars.

Hier à Tombouctou, des éléments de la CMFPR 2 ont également occupé les locaux du Conseil régional pour demander leur inclusion dans le processus de paix comme à Gao.

Aissata Ahamadou Abdoulaye Gozane Diarra Abdoul Malick Almaïmoune

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