Mali : La rentrée scolaire est effective au sud et partielle au nord

Aujourd’hui, lundi 3 octobre, a lieu la rentrée scolaire 2016-2017 au Mali. Toutes les structures d’éducations : « les écoles fondamentales, les instituts de formation de maîtres, les établissements d’enseignement secondaire général, technique et professionnel », sont concernées par cette rentrée, a indiqué le ministre de l’éducation nationale, Bartélémy Togo.

Cette année, la rentrée scolaire est placée sous le signe du « retour aux valeurs du travail et au mérite », selon le ministre.

Sacs au dos, à pieds, conduits par les parents ou dans les transports en commun, les élèves ont repris le chemin des classes, ce matin à Bamako, la capitale.

« Je suis allé dans notre lycée. On nous a remis nos cahiers ce matin », témoigne Soumana Maïga, un élève en classe de terminale dans un lycée de la ville.

Il en est de même à Koulikoro où le chargé de communication de l’académie, contacté par Sahelien.com, confirme la réouverture des classes dans toute la région.

« Le directeur de l’académie M. Amadou Niangaly a fait le tour dans les écoles ce matin, » précise Modibo Ouattara.

A Gao par contre, toutes les écoles n’ont pas ouvert leurs portes, à cause d’une grève des enseignants.

« Au fondamental, la rentrée est effective. Mais elle est partielle au secondaire pour cause de grève », souligne Idrissa Omorou Maïga, Sécretaire général de l’académie de Gao.

Le même constat a été fait par un enseignant de l’Institut de Formation de Maîtres de Tombouctou qui a souhaité garder l’anonymat.

« Il n’y a pas eu d’entrée à l’IFM HEGIRE. Les élèves ne sont pas venus et même le directeur n’est pas là. Mais au Lycée Mahamane Alassane Haïdara, ça va, les enfants ont même pu récupérer leurs fournitures scolaires ».

Dans la région de Kidal par contre, il n’y a pas du tout eu de rentrée des classes. Selon un des correspondants de Sahelien.com dans la ville, la principale école publique Bay Ag Mahaha est en chantier.

« Ils sont en train de réhabiliter l’école. La commission scolaire a prévu la rentrée pour le 17 ou 18 de ce mois », ajoute-t-il.

Le collectif des syndicats de l’enseignement secondaire des régions du nord a commencé une grève de 48 heures à compter de ce premier jour de la rentrée.

Il réclame « la majoration de la prime de zone » et une indemnisation par rapport à l’occupation du nord du pays en 2012.

De 2012 à cette année, les écoles de la région de Kidal et de certaines localités de celles de Gao et Tombouctou sont restées fermées à cause de l’insécurité dans ces zones.

C’est également le cas dans la région de Mopti (centre) où le nombre d’écoles fermées est passé de 67 en octobre 2015 à 117 en mars 2016.

Ce qui a privé « 13 000 enfants de leur droit fondamental à l’éducation et entraîné le chômage de 300 enseignants », avait publié l’agence onusienne OCHA, dans un rapport en mai dernier.

Au total, le nombre d’écoles fermées en lien avec l’insécurité dans le centre et le nord du pays est passé de 284 en octobre 2015 à 277 en mars 2016.

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