Mali : le gouvernement maintient les élections au 17 décembre

Image d'illustration ©MOE UE

Sauf grosse surprise, les Maliens iront aux urnes, le 17 décembre, pour élire les conseillers de cercles et les conseillers régionaux. Les mandats de ceux élus en 2009 sont échus depuis 2014. Le mercredi 15 novembre, après une rencontre avec les partis politiques, le ministre de l’Administration territoriale, Tiéman Hubert Coulibaly, a fait savoir que le décret de convocation du collège électoral adopté en Conseil des ministres, le 5 octobre, n’a pas été révoqué.

Le gouvernement malien a décidé de respecter le décret pris en Conseil des ministres, le 5 octobre dernier, portant convocation du collège électoral pour les élections régionales et locales couplées aux communales partielles.

Le ministre de l’Administration territoriale, Tiéman Hubert Coulibaly, en charge de l’organisation des scrutins, a rencontré les partis politiques, le mercredi 15 novembre, pour faire le point des préparatifs.

Il a souligné qu’« il y a des avis qui sont différents, ce qui demande une attitude absolument fidèle aux décisions antérieures (….) L’exercice du gouvernement sera, après avoir consulté tous les acteurs y compris ceux qui demandent le report, de construire une décision. » Par ailleurs, il a précisé que 64 communes ont été présentées comme des communes à risque, mais, a-t-il ajouté, « nous devons nous battre pour organiser les élections de manière inclusive, nous ne voulons laisser personne sur le bord de la route. »

Il ressort de la rencontre qu’il n’y a pas de candidatures dans 11 communes dans le cadre des communales partielles. Il en est de même pour les élections locales pour lesquelles 4 cercles n’ont pas enregistré de candidature.

La demande du report émanant des groupes armés signataires de l’Accord de paix issu du processus d’Alger, CMA et Plateforme, « sera analysée », a promis le ministre Tiéman Hubert Coulibaly. De fait, les deux mouvements armés signataires de l’Accord ont dénoncé, fin octobre, « une violation flagrante de l’Accord » en ce qui concerne la promulgation du Code des collectivités, par le Président Keïta. Pour les mouvements, ce document est en porte-à-faux avec l’Accord.

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Depuis 2014, le mandat des conseillers de cercles et régionaux est arrivé à expiration au Mali. Ce qui, pour beaucoup d’acteurs, posent le problème de leur légitimité et de leur légalité.

Sidi Ahmed S.

 

 

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