Mali : l’Office central des stupéfiants annonce l’arrestation d’un « baron » du trafic de drogue

Image d'illustration - Saisie de 435 g de cocaïne coupée avec de l’éphédrine en septembre 2016 à Mopti avec trois jeunes maliens – OCS

Il est né en Côte d’Ivoire, a la nationalité guinéenne, mais vit au Mali depuis plusieurs années. Ici, Ibrahim Madani  Ba, appelé également « Rougeot » dans le monde du trafic, est détenteur de pièces d’identité maliennes qu’il a acquises de manière douteuse.

Dans le collimateur des agents de l’Office central des stupéfiants depuis près d’un an, Rougeot, selon l’OCS, représente un vaste réseau de trafic de drogue dure comme la cocaïne et l’héroïne dans la capitale malienne. « Son réseau est alimenté depuis des pays voisins comme la Guinée et la Côte d’Ivoire », affirme une source proche du dossier.

A 33 ans, Rougeot a déjà à son actif plusieurs jeunes de nationalités différentes qui se chargent du transport et de l’écoulement de la drogue sur le marché bamakois. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés il y a quelques mois à Bamako. Parmi eux, un Nigérian en possession de 250 grammes de cocaïne.

Bien renseigné, Rougeot, lui, a très vite su que les services maliens sont à ses trousses et que l’étau se resserre de plus en plus autour de lui. Il a dû quitter le Mali pour se réfugier dans la sous-région pour un bout de temps. Dans la foulée, les autorités renforcent les contrôles aériens et terrestres et autour de sa villa à Niamakoro, en commune V du district de Bamako.

Une stratégie qui finit par porter ses fruits puis qu’il a été arrêté ce mercredi 17 mai à son domicile. Son dossier, déjà devant la justice, promet d’autres révélations, notamment le démantèlement d’un vaste réseau de trafic international de drogue. Pour le moment, l’enquête est loin de toucher à sa fin et les enquêteurs sont sur d’autres pistes.

Aboubacar Dicko

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