Mali : « MonElu », l’appli pour renforcer la participation citoyenne

Au Mali, l’appli web et mobile MonElu, permet de mettre en relation les députés et les citoyens.

MonElu, c’est le nom de l’application qui vient d’être lancée, le mardi 12 septembre, par la Fondation Tuwindi, une organisation spécialisée dans le suivi technologique dans le cadre de la gouvernance en Afrique. Son directeur exécutif, Tidiani Togola, explique que « l’application va permettre de renforcer la redevabilité des élus par l’utilisation des technologies web et mobiles ». En mars dernier, le projet d’application avait été sélectionné à participer au concours Connexions Citoyennes de Canal France Info (CFI).

« Fossé entre mandants et mandatés »

L’application, qui est tributaire du smartphone, possède plusieurs fonctionnalités comme la messagerie, qui permettra au citoyen d’envoyer un message écrit ou oral aux élus et d’avoir aussi accès aux compte-rendu de l’Assemblée nationale. Ainsi, ajoute M. Togola, « les citoyens peuvent proposer leurs idées aux élus qui, à leur tour, pourront faire entendre la voix des citoyens. Nous avons constaté qu’il y avait un fossé entre mandants et mandatés à cause de la communication, qui est difficile ».

L’outil a rencontré un grand intérêt de la part des députés, notamment ceux du réseau parlementaire « Democra-TIC », qui regroupe des députés ayant pour ambition de faire la promotion de la démocratie à travers les nouvelles technologies. Déjà, 20 élus ont été formés à l’utilisation de MonElu. L’objectif de la fondation est de former les 147 députés. Pour la fondation, « c’est l’une des étapes à réussir ». « L’Assemblée nationale veut s’ouvrir aux nouvelles technologies », confie pour sa part cet élu, présent lors du lancement de l’application.

Dans l’application, les députés seront classés en fonction de leur circonscription électorale, explique Abdoulaye Guindo, président de la Communauté des Blogueurs du Mali ( Doniblog). Les blogueurs ont aussi reçu une formation et ont largement contribué à vulgariser le produit sur les réseaux sociaux. « Au Mali, le pays est géré de telle sorte que les gens ont des questions à poser, et qui peuvent gêner », confie cet autre blogueur, saluant l’application. « Mais la réponse à la question n’est pas immédiate », précise-t-on du côté de la fondation.

La prochaine étape, à en croire Tidiani Togola, est d’élargir l’application aux élus communaux, les maires. En attendant, l’appli continue de susciter un grand engouement sur les réseaux sociaux.

Sahelien.com
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