Mali : « Nous ne pouvons pas vous dire, à ce stade qui est exactement derrière cette attaque »

Au lendemain de l’attaque de l’hôtel Radisson Blu de Bamako par les
terroristes, les ex-otages reviennent sur les lieux, pour récupérer
leurs bagages laissés dans les chambres, pendant leur exfiltration.

« Ça n’a pas été facile hier. J’ai entendu les terroristes, à côté de
ma chambre recharger leurs armes, et échanger quelques mots en anglais
», se souvient l’occupant de la chambre 427, au 4è étage, l’artiste
guinéen Sékouba Bambino.

Arrivé sur les lieux, aux environs de 11h 50, le président Ibrahim
Boubacar Keita, assure que l’enquête est en cours.

Par rapport aux revendications, « nous ne pouvons pas vous dire, à ce
stade qui est exactement derrière cette attaque », a indiqué le
ministre de la sécurité, le colonel-major Salif Traoré, au cours d’un
point de presse, ce samedi.

« Notre réunion de ce matin, a consisté à évaluer, la situation
d’après-opération et, donner un certain nombre de consignes et de
recommandations pour que nous soyons en meilleure posture d’anticiper
», a déclaré pour sa part, le ministre de la Défense et des anciens
combattants, Tiéman Hubert Coulibaly.

Selon le bilan définitif fourni, par le ministère de la sécurité et de
la protection civile, 18 clients de l’hôtel ont été tués, ainsi qu’un
gendarme, au cours de l’opération.

Parmi les blessés, figurent 7 civils et 3 policiers. Deux terroristes
ont été abattus par les soldats.

Les forces de sécurité maliennes ont pu exfiltrer 133 personnes pour
les ramener au palais des sports, où ils ont été pris en charge, par
la protection civile et les services du ministère de l’action
humanitaire.

La liste nominative des exfiltrés, et celle des victimes, sera
communiquée en fin de journée, indique le ministre en charge de la
sécurité.

L’état d’urgence est entré en vigueur ce samedi, pour une durée de dix
jours, sur toute l’étendue du territoire. Un deuil national de trois
jours a également été décrété à partir de lundi.

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