Mali/Tombouctou : des incertitudes planent toujours sur la mise en place des autorités intérimaires

Annoncée pour ce jeudi 13 avril, la mise en place des autorités intérimaires (AI) risque de buter encore sur le refus du Congrès pour la justice dans l’Azawad (CJA). Aucun accord n’a été trouvé pour l’instant avec ce mouvement qui empêche, depuis un mois, l’effectivité de ces autorités intérimaires dans la région de Tombouctou.

« A l’heure actuelle, rien n’a été fait. Il faut que nos doléances soient concrètes sinon il n’y aura pas d’autorités intérimaires ici (Tombouctou, ndlr) ni le 13, ni le 15, ni le 20 », déclare Ehameye Ag Mohamedoun, porte-parole du CJA joint au téléphone par Sahelien.com.

Mardi 4 avril, le président du comité de suivi de l’accord de paix, Ahmed Boutache a indiqué l’obtention d’un « accord pour qu’il soit procédé à l’installation » des autorités intérimaires « le 13 avril » sans en dire plus.

À trois jours de cette date, la réalité est bien plus différente sur le terrain. « La dernière fois que nous avons rencontré le gouvernement, c’était le 30 mars. Et nous avons clairement dit que nous exigeons la prise en compte de l’ensemble de nos doléances sinon il n’y aura pas d’autorités intérimaires ici », ajoute M. Ehameye.

Déjà mises en place à Gao, Ménaka et Kidal, les autorités intérimaires sont bloquées depuis plus d’un mois à Tombouctou et Taoudeni. Les groupes armés du CJA et des mouvements arabes de l’Azawad (MAA) avaient même assiégé plusieurs checkpoints de la ville de Tombouctou pour contester leur installation.

Aboubacar Dicko
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