Ménaka : vers un retour au calme ?

Des combattants du GATIA et du MSA lors d'une patrouille à Ménaka en avril 2017 -©Sahelien.com

Plusieurs mois après la dégradation des conditions sécuritaires à Ménaka, les patrouilles mixtes ont repris à l’initiative du gouverneur de la région pour sécuriser les populations. La région subit des attaques, notamment de la part des groupuscules terroristes qui écument la région.

« Tout va bien à Ménaka, c’est le calme », confie d’emblée Moussa Ag Acharatoumane, leader du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA). Il y a trois mois, cet ancien cadre du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) dont il est parti pour créer en octobre 2016 le MSA, tirait la sonnette d’alarme quant à la situation sécuritaire dans la région de Ménaka.

« La situation à Ménaka a évolué négativement, depuis la dernière crise survenue autour de la ville de Kidal, alors que c’était une région qui avait fait un certain progrès sur le plan de la sécurité. Ce qui avait donné de l’espoir aux populations », expliquait-il à Sahelien.com fin octobre. La région était la cible d’attaques des terroristes d’Ansar Dine et du groupe Etat islamique dans le grand Sahara d’Adnan Abou Walid Al-Sahraoui.

« Actuellement, il y a des check-points tout autour de la ville de Ménaka et des patrouilles aussi ont lieu chaque nuit, assurées par le MSA, le Gatia et les Forces armées maliennes », ajoute M. Acharatoumane. Ces patrouilles mixtes ont commencé il y a environ trois semaines après que leur interruption eut conduit à une dégradation des conditions sécuritaires. « Il y avait des vols, des morts d’hommes ainsi que des braquages chaque soir en ville, au point que certaines ONG avaient fermé leur porte à cause de cette insécurité », affirme cet autre combattant.

Ainsi, à l’initiative du Gouverneur de la région, Daouda Maïga, les mouvements armés ont décidé de prendre part à la sécurisation de la ville. Ce qui a débouché sur l’instauration d’un couvre-feu de de 18 h à 5 h du matin. Pour mobiliser la population autour de ce dispositif sécuritaire, une rencontre a eu lieu à Ménaka il y a quelques jours, à laquelle a pris part notamment le député Bajan Ag Hamatou.

Sahelien.com
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