Niger : la mobilisation contre la loi de finances ne faiblit pas

Niamey

Des Nigériens ont manifesté, dimanche 25 février, dans plusieurs villes du pays contre la loi des finances adoptée par l’Assemblée nationale en novembre 2017.

Les manifestants sont sortis pour la quatrième fois pour dénoncer cette loi considérée comme « anti-sociale ». « En cette quatrième Journée d’actions citoyennes, nous voilà une fois de plus dans les rues de nos principales villes du pays, pour exprimer de vive voix notre protestation et notre opposition patriotique contre les pratiques de gouvernance actuellement en cours au Niger sous le régime dit de la renaissance, qui s’emploie à nous imposer depuis janvier des mesures antisociales et impopulaires contenues dans la loi scélérate des finances 2018 », pouvait-on lire dans la déclaration finale.

Les nouvelles mesures prévoient une hausse de la fiscalité avec la création de nouvelles taxes et impôts, une réforme de l’administration fiscale et une intensification des contrôles.

C’est la première fois que l’opposition politique et des centrales syndicales se joignent à la contestation. Une autre manifestation contre la loi de finances est annoncée le 15 mars. De son côté, la coalition des partis au pouvoir prévoit une contre-manifestation le dimanche 4 mars prochain.

C’est le 26 novembre 2017 que le projet de loi de finances 2018 a été adopté à une large majorité de 133 voix contre 29 (1 abstention) par l’Assemblée nationale. Le budget 2018 est en augmentation de 45,50 milliards de francs CFA, soit près de 2,5 % par rapport à l’année précédente. Il est arrêté à 1 900,86 milliards de francs CFA contre 1855,36 milliards F CFA en 2017.

Marie Dembélé, Stagiaire

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