Niger : La sécurité et l’économie, les défis du futur gouvernement

Avec une population estimée à environ 17 millions d’habitants, le Niger affiche l’un des taux de croissance démographique les plus élevés au monde (3,9 % par an).

Classé 186e sur 187 pays selon l’indice de développement humain du PNUD, le Niger est soumis à des facteurs exogènes tels que la forte dépendance aux pluies, et l’insécurité au Sahel qui occupe une grande partie de son territoire.

Cette situation constitue un handicap au développement socioéconomique, malgré les ressources naturelles dont dispose le pays. Après les efforts enregistrés ces dernières années, les citoyens pensent qu’un long chemin reste à parcourir.

« Je souhaite que mon pays se développe comme les autres pays de la sous-région. On a toutes les ressources mais il y a des chômeurs partout. Et ces chômeurs deviennent des délinquants pour rejoindre les groupes terroristes tels que Boko Haram », a indiqué Salifou Mamane conducteur de taxi à Niamey.

Les commerçants expriment également leurs attentes. « Dans son discours d’investiture le président Issoufou s’est engagé à développer l’économie. Nous voulons qu’il supprime la taxe sur des produits de première nécessité parce que nous vendons ces produits chers à cause de la taxe. Donc on attend voir s’il va respecter sa promesse », souligne Harouna Issa, commerçant au nouveau marché de la capitale.

Le futur gouvernement va sans nul doute faire face à d’autres défis, selon Aliou Ismaël, étudiant à l’université de Niamey.

« La construction du Niger doit commencer par la dépolitisation de l’administration et non pas les routes. Ensuite par la création des entreprises productives et la mise en place d’un système de suivi et évaluation dans chaque secteur. Voilà c’est que j’attends du futur gouvernement », estime-t-il.

Actuellement les consultations se poursuivent pour la mise en place du gouvernement. Le président Mahamadou Issoufou a reconduit M. Brigi Rafini au poste de Premier ministre au lendemain de son investiture, le 2 avril dernier. Il a occupé ce poste pendant le premier quinquennat du président Issoufou.

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