Au Burkina Faso, les autorités entendent mettre fin au flou qui entoure les activités des démarcheurs immobiliers. Un arrêté, signé le 8 avril 2026, veut mettre de l’ordre dans un secteur longtemps livré à lui-même.
Désormais, pour jouer les intermédiaires entre bailleurs et locataires, il faut une carte professionnelle, valable trois ans. Parmi les pièces à fournir : une copie d’un document d’identité, un casier judiciaire, un quitus fiscal. Alors, il ne sera plus question d’improviser.
Les règles se durcissent aussi sur le terrain : informations fiables obligatoires, pratiques frauduleuses interdites et transmission de certaines données aux forces de sécurité.
Côté rémunération, les plafonds sont fixés : 2 000 FCFA maximum pour les visites, commission encadrée selon le type de logement.
Sans carte ? Vous risquez jusqu’à 300 000 FCFA d’amende. Les acteurs ont trois mois pour se mettre en règle.
L’objectif, selon les autorités, est d’assainir le marché et protéger les locataires.


