La modernisation des documents d’identité et de voyage se poursuit avec l’introduction prochaine d’un passeport de l’Alliance des États du Sahel (AES) et d’une nouvelle carte nationale d’identité biométrique sécurisée.
Selon le ministère nigérien de l’Intérieur, les travaux ont atteint environ 85 % de réalisation, l’essentiel des équipements étant installé. Les équipes techniques poursuivent les dernières étapes avant le lancement de la production, a indiqué le secrétaire général du ministère, le général Ayouba Abdourahmane, lors d’une visite sur les sites le 6 mars.
La réforme s’inscrit dans la dynamique engagée par les pays membres de l’Alliance des États du Sahel — le Niger, le Mali et le Burkina Faso — pour harmoniser les documents et renforcer l’intégration régionale.
Elle intervient après leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le nouveau passeport de l’Alliance doit donc remplacer celui de la CEDEAO jusqu’ici utilisé par les trois pays.
Ces titres biométriques visent également à renforcer la sécurité, limiter les fraudes et fiabiliser l’identification grâce à des puces électroniques.
Au Niger, cette réforme marque aussi une évolution importante du système d’identification. La carte nationale d’identité actuellement utilisée reste pour l’essentiel un document papier délivré selon un modèle hérité de la période coloniale, jugé aujourd’hui peu sécurisé au regard des standards internationaux.
La mise en circulation des nouveaux passeports et cartes d’identité biométriques pourrait intervenir dans les prochains mois, selon le ministère de l’Intérieur, sans préciser de date exacte.


