Le récap’ Sahel du 16 au 20 mars 2026

  • Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a reçu mardi à Bamako, le chargé d’affaires de la République Islamique de Mauritanie, Cheikhane Habibou Rahmane. Selon le ministère des Affaires étrangères , « les échanges ont porté sur des questions bilatérales d’intérêt commun, y compris des sujets d’actualité sur le plan sécuritaire. » La veille, le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug avait reçu l’ambassadeur du Mali à Nouakchott. Ces rencontres interviennent après l’évasion annoncée par l’état-major des armées maliennes de deux militaires retenus en otages par des groupes terroristes. Selon un communiqué de l’armée, les otages ont réussi à s’exfiltrer d’un camp de réfugiés en Mauritanie avant de regagner le territoire malien. Dans un communiqué publié en début de semaine, la Mauritanie a rejeté les accusations de Bamako sur la présence de militaires maliens détenus dans un camp de réfugiés.
  • Le gouvernement malien a annoncé, mercredi 18 mars, la création de l’Office malien des Substances précieuses, chargé d’assurer la commercialisation de l’or et des autres ressources précieuses. Selon le communiqué du Conseil des ministres, ce secteur, en particulier l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale, constituant une source importante de devises, de recettes fiscales et d’emplois.
  • Dans un communiqué conjoint en date du 16 mars 2026, les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce du Burkina Faso ont décidé de suspendre l’exportation de la tomate fraîche afin d’assurer l’approvisionnement des unités industrielles de transformation mises en place. D’après les autorités, cette décision fait suite au constat que ces unités rencontrent des difficultés d’approvisionnement, malgré un consensus établi avec les producteurs sur le prix de cession du kilogramme et leur engagement à fournir la matière première.
  • Le gouvernement burkinabè a adopté jeudi, en Conseil des ministres, un projet de loi relatif aux libertés religieuses qui interdit l’érection d’édifices religieux dans les services publics, à l’exception des formations sanitaires, prisons, casernes et camps militaires. Le texte prévoit également des sanctions contre les propos haineux et les nuisances liées à la pratique religieuse.
  • La Confédération des États du Sahel (AES) a réagi, jeudi 19 mars 2026, à l’adoption par le Parlement européen d’une résolution concernant la situation de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum. Dans un communiqué, la Confédération a dénoncé une « ingérence grave » et une position empreinte de « paternalisme rétrograde ». Après la convocation de la chargée d’affaires de la délégation de l’Union européenne, la semaine dernière, le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a reçu mercredi 18 mars, l’ensemble des ambassadeurs des pays membres de l’UE accrédités dans le pays. « L’objectif de cette rencontre est de porter le message de protestation du Niger auprès de leurs capitales respectives relativement à l’adoption de la Résolution du parlement européen en date du 12 mars 2026», a indiqué le ministère des Affaires étrangères.