Le récap’ Sahel du 25 au 29 mai 2026
- Tôt dans la matinée du 28 mai 2026 à Bamako, deux jeunes circulant à moto ont perdu la vie après avoir forcé deux checkpoints près de la chaîne nationale, l’ORTM. Face au refus d’« obtempérer aux tirs de sommation du 2e poste de contrôle, les agents en poste ont procédé à des tirs de sauvegarde ». Les deux jeunes, atteints par balles, ont été évacués à l’hôpital où ils ont succombé à leurs blessures, précise un communiqué publié par l’État-major général des armées.
- Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) auprès de la Confédération des États du Sahel, Lansana Kouyaté, a été reçu lundi à Ouagadougou par le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré. Selon la présidence du Faso, les échanges ont porté sur des questions liées à la sécurité et à la stabilité dans la sous-région. À l’issue de la rencontre, le médiateur a plaidé pour le maintien d’une coopération étroite entre la CEDEAO et l’AES, estimant que le dialogue et la libre circulation des populations demeurent essentiels au regard des liens géographiques et humains entre les deux espaces.
- A Ouagadougou, les autorités ont annoncé, jeudi 28 mai 2026, la fermeture jusqu’à nouvel ordre de la grande mosquée du Mouvement sunnite « pour risques de troubles à l’ordre public ». Cette décision intervient deux jours après l’interpellation de l’imam sunnite Mohamed Ishaq Kindo critique d’une nouvelle loi visant à encadrer les libertés de culte au sein des services publics.
- Par ailleurs, le ministère de l’Administration territoriale a suspendu, mardi, l’Union générale des étudiants du Burkina (UGEB) pour une période de trois mois renouvelable pour « apologie du terrorisme ».
- Au Niger, la police nationale a annoncé, lundi 25 mai, la saisie « record » de 268, 045 kg de cocaïne à Zinder. L’opération, menée par les services de lutte contre le trafic de stupéfiants, a permis l’interpellation de huit personnes et révélé l’existence d’un réseau criminel transnational actif sur plusieurs corridors d’Afrique de l’Ouest. Selon les autorités, le principal responsable du réseau fait actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt international.