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Mali: à Niono, la dégradation de la situation sécuritaire inquiète

A Diabaly et Niono, les écoles sont transformées en abris pour les personnes déplacées internes suite à la recrudescence de violences, ces dernières semaines, dans plusieurs villages du cercle de Niono (région de Ségou).

Au groupe scolaire de Niono, il y a « plus de 2000 déplacés internes », selon un élu local contacté par Sahelien.com. « Le groupe scolaire de Niono-ville est en train de déborder. On est en train de les amener vers la périphérie à Nango et Koloni », indique-t-il. Et d’ajouter que les déplacés viennent, pour la plupart, de Mariko, Diabaly, Kala-Siguida (Molodo).  

Dans la commune de Diabaly, les écoles sont également « remplies », selon un habitant joint par Sahelien.com. Entre août et septembre, « au moins 300 personnes déplacées ont été enregistrées à l’école de Diabaly et 200 autres, au niveau de l’école de Kourouma, le 2e gros village après Diabaly », précise une source locale qui a souhaité garder l’anonymat.

A Diabaly, les déplacés ont fui certains « villages de la zone exondée comme Songo », assiégé pendant plus de deux mois par les djihadistes. « La population était sans vivres, sans eau, pas de médicaments ni rien. Ils ont souffert pendant au moins deux mois jusqu’à ce que les djihadistes ordonnent aux gens de quitter le village, la semaine dernière. Les populations se sont déplacées à l’intérieur de la commune sans leurs biens. Il y a deux ou trois autres villages de la commune de Diabaly qui se trouvent dans la même situation que Songo », ajoute notre source.

La situation évolue chaque jour et les besoins augmentent, souligne un élu local de Niono. « Les besoins urgents, c’est l’alimentation, les médicaments pour enfants et leur scolarisation. Bientôt, il le problème de local va se poser avec la rentrée des classes

Il y a cinq mois environ, un accord de cessez-le-feu avait été conclu entre les différents groupes armés du cercle, mais l’accord est en péril. « L’accord de cessez-le-feu, on l’a senti en son temps parce qu’il y avait une accalmie. C’était l’initiative du Haut Conseil islamique qui a conduit les négociations. On a eu une trêve d’un mois au cours de laquelle, il n’y avait pas de problème. Mais brusquement, on s’est retrouvé dans une autre situation. L’accord ne tient plus», déplore un de nos interlocuteurs.

Sahelien.com