Jeter des déchets dans les caniveaux est une infraction prévue par la loi au Mali.
Cette scène, filmée hier, le 4 août, est malheureusement banale. On la retrouve dans de nombreux quartiers de Bamako, mais aussi dans plusieurs villes du pays.
Pourtant, nous savons tous où finissent ces déchets : dans les caniveaux. Chaque hivernage, ils obstruent les réseaux d’évacuation des eaux, favorisent les inondations, polluent notre environnement et menacent la santé publique.
Mais au-delà de ces conséquences, il y a aussi la loi.
L’article 531-10 du Code pénal est clair : « Il est interdit de déverser dans les cours d’eau, dans les caniveaux et collecteurs ou autres lieux publics ou privés, les déchets domestiques liquides non conformes aux normes de rejet. »
Pour les déchets industriels, l’article 531-14 est tout aussi explicite : « Il est interdit de déverser les déchets industriels dans les cours d’eau, les caniveaux et collecteurs ou autres lieux publics ou privés. »
Les sanctions, elles, sont lourdes. L’article 532-8 du Code pénal prévoit trois mois d’emprisonnement et une amende de trois millions de francs CFA pour le déversement de déchets industriels dans ces ouvrages.
Les déchets ménagers ne font pas exception : ces pratiques sont tout aussi interdites, et les autorités compétentes peuvent engager des poursuites conformément aux dispositions en vigueur en matière d’assainissement et de protection de l’environnement.
Garder nos caniveaux propres n’est donc pas seulement une question de civisme. C’est aussi une obligation légale.


