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samedi, 24 septembre, 2022

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Mali: le récap de la semaine

Retrouvez ici, quelques faits qui ont marqué l’actualité de la semaine du 31 janvier au 4 février 2022.

Tensions entre Paris et Bamako. Lundi 31 janvier, les autorités de la transition ont invité l’ambassadeur de France à quitter le territoire malien dans un délai de 72 heures. Cette expulsion intervient « suite aux propos hostiles et outrageux tenus récemment par le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères (…) à l’égard des autorités », précise un communiqué du gouvernement malien.

« Accord de principe de Rome.» Du 30 janvier au 03 février, les parties prenantes à l’Accord de paix issu du processus d’Alger se sont réunies à Rome sur invitation d’une ONG italienne. Selon le Cadre stratégique permanent (CSP), cette rencontre avait pour but de « s’entendre sur les modalités d’adhésion, de direction et de participation audit cadre.» A l’issue des discussions, un document intitulé « Accord de principe de Rome » a été signé en présence du ministre de la réconciliation qui s’est rendu sur place au dernier jour. « L’objectif de ce déplacement est la définition des bases de la collaboration entre l’Etat Malien et le CSP. Ainsi, tous les mouvements seront impliqués dans cette structure sous le leadership du gouvernement qui en assume la direction pour la Réconciliation des mouvements et des communautés permettant de faciliter le développement tout en améliorant la sécurité », souligne une note dudit ministère.

Economie. Le Mali en défaut de paiement sur le marché financier à cause des sanctions de la CEDEAO et l’UEMOA prises le 9 janvier dernier. Les sanctions concernent le gel des avoirs du Mali et des entreprises publiques et parapubliques à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le blocage de tous les transferts de l’Etat passant par les systèmes de paiement de la Banque Centrale. « A cause des restrictions et malgré des avoirs suffisants du Trésor public du Mali dans ses livres, la Banque centrale n’a pas procédé au règlement de l’échéance du 28 janvier 2022 », affirme le ministère de l’Economie et des finances dans un communiqué.

Après la CEDEAO, l’Union européenne sanctionne cinq personnalités. Il s’agit du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de transition, Malick Diaw, du ministre de la refondation de l’Etat, Ibrahim Ikassa Maïga, du ministre de la réconciliation nationale Ismaël Wagué et d’un membre du CNT, Adama Ben Diarra. « Les cinq personnes désignées font l’objet d’une interdiction de voyager, qui les empêche d’entrer sur le territoire de l’UE ou de transiter par celui-ci, et d’un gel des avoirs. En outre, il est interdit aux citoyens et aux entreprises de l’UE de mettre des fonds à leur disposition, que ce soit directement ou indirectement », annonce l’Union européenne.

Session extraordinaire du Conseil national de transition. L’ordre du jour porte entre autres sur la révision de la Charte de la transition, le projet de loi portant loi électorale.