Un an après les effondrements meurtriers survenus sur les sites d’orpaillage de Danga, dans le cercle de Kangaba, et de Bilali-Koto, dans le cercle de Kéniéba, nous revenons sur les mesures annoncées et leurs suites.
Ces effondrements qui ont coûté la vie à plusieurs femmes en janvier et février 2025 avaient attristé tout le pays. A l’issue des constats, les autorités avaient annoncé une série de mesures destinées à prévenir de nouveaux « drames humains et environnementaux ».
Le 5 mars 2025, le gouvernement a décidé d’abroger les actes de nominations de responsables administratifs directement impliqués, de relire certains textes pour renforcer les sanctions environnementales et récupérer les équipements d’orpaillage au profit de l’État. Les permis d’exploitation des mines artisanales accordés à des étrangers ont été suspendus ainsi que la dissolution du Conseil municipal de Dabia.
Sur le terrain, tout au long de l’année 2025 et début 2026, des opérations de saisie et de destruction de matériels de dragage ont été menées, notamment dans la région de Koulikoro, dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal et la dégradation des cours d’eau.
En parallèle, les autorités préparent un Plan d’action national contre les criminalités environnementales.
Cependant, selon plusieurs sources locales, l’orpaillage clandestin se poursuit dans certaines zones. Un an après les effondrements, la question de la sécurisation des sites et de la protection des femmes demeure posée.


