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vendredi, 20 mai, 2022

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Mali – Révision constitutionnelle : un front du « NON » se met progressivement en place

Quelques jours après l’adoption du projet de révision constitutionnelle, des manifestations se multiplient à Bamako pour dire « NON » au texte. Parallèlement, des députés et autres membres de la société civile s’organisent pour faire échouer le texte.  

Au Mali, le gouvernement devrait affronter une solide plateforme qui se positionne contre le projet de révision constitutionnelle. Une semaine après son adoption par l’Assemblée nationale, le projet de la nouvelle Constitution a  déjà fait l’objet de deux manifestations organisées par le mouvement « Trop c’est Trop » dans la capitale malienne. Des marches pacifiques qui ne faiblissent pas malgré les répressions des forces de l’ordre. Ce samedi, ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène et certains d’entre eux brièvement arrêtés par la police.

Parallèlement, des rencontres se tiennent dans la capitale malienne pour le « NON » à cette révision qui devrait renforcer la mainmise du président de la République sur certaines institutions du pays. Le 8 juin, plusieurs associations de la société civile et partis politiques se sont rencontrés à la Pyramide du Souvenir. Objectif, mettre en place une Plateforme commune pour contrer le projet. Une Plateforme dont la mise en place pourrait être effective ce dimanche, sous la houlette de Mme Sy Kadiatou Sow, ancienne ministre, et du député Amadou Thiam dont le parti a claqué la porte de la majorité présidentielle il y a plusieurs mois.

Pour les partisans de ce camp du « NON » dont l’opposition de Soumaïla Cissé, il ne peut y avoir de révision constitutionnelle, conformément à son article 118, quand il est porté atteinte à l’intégrité du territoire national. Cette réforme survient alors qu’une large partie du centre du pays est passée sous le contrôle de groupes terroristes, estiment-ils. Saisie, la Cour constitutionnelle parle plutôt d’une « insécurité résiduelle » qui ne saurait empêcher une réforme constitutionnelle au sens du droit international.

Entre autres griefs portés contre cette révision, qui va aussi prendre en compte les réformes institutionnelles prévues par l’accord de paix, la nomination du président de la Cour constitutionnelle par le président de la République, la création d’un sénat et surtout la possibilité pour le président de modifier la Constitution sans passer par une voie référendaire. Ces trois derniers points sont considérés par le camp du « NON » comme un « vrai recul démocratique. »

Aboubacar Dicko

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