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dimanche, 30 novembre, 2025

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Niger : la liberté de la presse célébrée dans un contexte fragile

Ce 30 novembre, le Niger célèbre la Journée nationale de la liberté de la presse dans un contexte médiatique fragile. Plusieurs journalistes ont été arrêtés ces derniers mois, malgré la dépénalisation des délits de presse.

La veille, le ministre de la Communication, Adji Ali Salatou, a prononcé un message soulignant que la liberté de la presse est le « fondement même d’une société libre et souveraine ». Il a cependant rappelé que cette liberté « doit s’accompagner de responsabilités » et « n’est pas une licence pour tout faire ».

Le ministre a mis en garde contre une « guerre communicationnelle » alimentée, selon lui, par des acteurs extérieurs au Sahel. « Le Niger fait face à des enjeux multiples, des crises sécuritaires aux tensions géopolitiques qui exacerbent la guerre communicationnelle dans laquelle nous engagent certaines puissances étrangères », a-t-il précisé.

Adji Ali Salatou a insisté sur la création d’un « écosystème médiatique dynamique et sécurisé » et sur le rôle de l’information comme « outil de paix et de progrès », afin de préserver un espace médiatique conforme à la « souveraineté retrouvée » du Niger.

Le ministre a par ailleurs promis un renforcement des compétences en journalisme d’investigation et en maîtrise des outils numériques, ainsi qu’un meilleur accès à l’information publique.

Malgré ces assurances, la situation demeure délicate. Plusieurs journalistes ont été interpellés ces derniers mois, souvent sous des chefs d’accusation basés sur la loi sur la cybersécurité ou la diffusion de données. Face à ces arrestations, les organisations professionnelles alertent sur la pression exercée sur les journalistes et le risque d’autocensure.