La décision est actée par un arrêté du ministère de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, signé le 8 janvier 2026.
Selon le texte officiel, les enseignants concernés seront intégrés, au titre de l’année 2026, dans plusieurs ministères, notamment ceux de l’Éducation nationale, de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels, de la Jeunesse et des Sports, ainsi que de la Culture et de la promotion des valeurs sociales. La grande majorité des postes, plus de 10 500, relève du secteur de l’éducation nationale.
Le recrutement est réservé aux enseignants contractuels âgés de 18 à 42 ans, avec des possibilités de prolongation de la limite d’âge sous certaines conditions. Les candidats doivent justifier d’au moins quatre années de service continu et remplir des critères de qualification précis, définis selon les corps et les disciplines. Les dossiers de candidature sont attendus au plus tard le 10 avril 2026.
Cette décision fait suite à des discussions entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation, dans un contexte de tensions sociales et de menaces de grève. Les organisations syndicales réclamaient notamment l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique, une revendication de longue date, ainsi que le paiement d’arriérés de salaires et une plus grande régularité des rémunérations.
Les autorités avaient déjà évoqué ce recrutement lors de précédentes rencontres, mais aussi le règlement d’arriérés estimés à 1,4 milliard de francs CFA. À ce stade, aucun calendrier précis de mise en œuvre n’a été communiqué.
Les syndicats indiquaient poursuivre leurs consultations internes, sans avoir encore tranché sur le maintien ou non de leurs préavis de grève.

