Du Niger au Mali, le caïlcédrat, arbre emblématique du paysage urbain sahélien, disparaît peu à peu des grandes villes sous l’effet des intempéries, de l’urbanisation et des activités humaines. À Niamey comme à Bamako, les habitants se souviennent des rangées d’arbres qui bordaient autrefois les grandes artères, aujourd’hui réduites à quelques spécimens isolés. Le Khaya senegalensis – de son nom scientifique – demeure pourtant un précieux allié contre les fortes chaleurs, tout en portant une dimension historique, culturelle et économique. Chercheurs, forestiers et agents des Eaux et Forêts appellent à renforcer sa protection et sa replantation, faute de quoi ce patrimoine pourrait, dans quelques décennies, ne plus subsister que dans la mémoire des anciens.


