Le gouvernement nigérien a décidé d’accorder une priorité de recrutement dans la fonction publique aux ayants droit des membres des forces de défense et de sécurité et des civils tués dans des attaques terroristes. Des syndicats de l’éducation saluent une mesure « symbolique » mais demandent des garanties pour encadrer sa mise en œuvre.
Adoptée lors du Conseil des ministres du 27 mars 2026, la mesure concerne des recrutements de contractuels dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Elle vise à offrir un accès prioritaire à l’emploi public aux proches des victimes, sous réserve qu’ils remplissent les conditions requises, selon un communiqué officiel.
Selon le gouvernement, l’objectif est de « témoigner de la gratitude et de la reconnaissance de la République à l’endroit des patriotes ayant fait preuve d’engagement jusqu’au sacrifice ultime ».
Dans un communiqué publié le 29 mars, la Dynamique des syndicats du secteur de l’éducation et de la formation (DSSEF) a salué une décision à « forte portée symbolique », tout en appelant à encadrer sa mise en œuvre par un cadre juridique clair.
La plateforme syndicale demande notamment des mécanismes de contrôle pour prévenir les risques de fraude ou de favoritisme. Cependant, elle estime que ces recrutements devraient se faire sur des postes budgétaires distincts afin de ne pas affecter les procédures ordinaires déjà engagées dans la fonction publique.
Les syndicats rappellent par ailleurs au gouvernement certains engagements pris en juin 2025 concernant les revendications du secteur de l’éducation. « À ce jour, nous attendons toujours le paiement effectif des incidences financières et rappels sur salaire par compensation des parcelles viabilisées ainsi que l’ouverture effective des négociations sur les autres points de la plateforme revendicative », souligne la plateforme qui « exige le respect scrupuleux de ces engagements ».


