Ils ont été enlevés par des éléments du groupe terroriste Boko Haram le 31 mars 2026 sur l’axe N’Guigmi-Daboua, dans la région de Diffa, à l’est du Niger. L’un d’eux a été tué, selon un communiqué publié le 3 avril par l’ambassade du Tchad au Niger.
Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre plusieurs personnes présentées comme des otages, entourées d’hommes armés. L’une des victimes, se présentant comme médecin, appelle les autorités tchadiennes à intervenir. « Les choses sont devenues difficiles maintenant. Ils ont déjà égorgé une personne », déclare-t-il. Un corps décapité est visible dans la vidéo.
Dans la séquence, une voix hors du champ précise, en français également, que les ravisseurs exigent une rançon de 500 millions de francs CFA pour la libération des otages, menaçant de les exécuter en cas de non-paiement.
L’ambassade appelle ses ressortissants à éviter tout déplacement isolé sur cet axe et à se conformer aux consignes des autorités locales. Elle assure suivre la situation « avec la plus grande attention ».
La région de Diffa, frontalière du Tchad, du Nigeria et du Niger, est l’une des zones les plus exposées aux violences de Boko Haram et de sa faction dissidente, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Depuis plus d’une décennie, le bassin du lac Tchad constitue l’épicentre d’une insurrection qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé plusieurs millions de personnes dans les quatre pays riverains : Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun.
Dans cette zone, les enlèvements contre rançon, les attaques de convois et les incursions armées restent fréquents, malgré les opérations militaires menées par les armées des pays du bassin du lac Tchad.


