Selon un bilan provisoire communiqué samedi par le ministère des Transports, au moins 22 morts dont 17 militaires et 37 personnes ont été blessées vendredi 7 août dans une collision entre deux bus survenue dans la région de Tahoua, au sud-ouest du Niger.
L’accident s’est produit vers 8 heures à la sortie de Doukou Doukou, à quelques kilomètres du village de Rezi, dans le département de Madaoua, à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Madaoua. Selon le ministère, il s’agissait d’une « collision frontale » entre un bus de la compagnie STM, en provenance de Madaoua (région de Tahoua), et un bus de la compagnie SONITRAV venant de Zinder et transportant essentiellement des militaires en fin de formation.
Le ministère a annoncé que les deux compagnies seraient interpellées dès lundi et que les sanctions prévues par la réglementation leur seraient appliquées. Une rencontre doit également examiner les circonstances de l’accident et définir des mesures pour prévenir de nouveaux drames sur les routes.
Une forte mortalité sur les routes
Le drame intervient alors que les autorités nigériennes ont fait de 2026 « l’Année de la Discipline Routière ». Elles ont notamment lancé une campagne nationale de sensibilisation et renforcé les contrôles routiers. Parmi les objectifs fixés figurent une baisse de 30 % du nombre de décès liés aux accidents et de 50 % du nombre d’accidents de la circulation.
Plus de 7 100 accidents corporels ont été enregistrés au Niger en 2025, faisant 1 245 morts et 4 439 blessés graves, selon les données de l’Agence nigérienne de la sécurité routière (ANISER).
Les autorités nigériennes attribuent notamment les accidents à des comportements humains. L’ANISER cite notamment la vitesse excessive, les refus de priorité, l’imprudence, le non-respect de la signalisation, l’inattention, l’alcool au volant, la surcharge et la somnolence. Au-delà des facteurs humains, l’état de certaines routes et des véhicules constitue également un enjeu pour la sécurité des usagers au Niger.




