Longtemps associé à l’Asie du Sud-Est, le phénomène des centres d’arnaques en ligne progresse en Afrique de l’Ouest et du Centre, alerte l’Organisation internationale pour les migrations à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains, ce 30 juillet.
Les victimes sont attirées par des promesses d’emploi à l’étranger, souvent diffusées sur les réseaux sociaux. Une fois recrutées, elles peuvent se voir confisquer leurs documents, endetter de force et contraintes de participer à des opérations d’arnaque en ligne.
Au 16 juillet 2026, l’OIM indique avoir assisté 1 513 victimes de traite dans la région. Selon le constat, les femmes, majoritaires aux deux tiers, restent surreprésentées dans l’exploitation sexuelle, la servitude domestique et le mariage forcé.
Quant aux hommes, ils sont davantage exposés au travail forcé, à l’exploitation dans les mines et l’agriculture, ainsi qu’au recrutement forcé pour des activités criminelles en ligne.
Depuis 2017, ce sont 12 308 victimes au total qui ont été prises en charge, précise l’agence onusienne.
Au-delà de l’assistance directe aux victimes, la prévention passe par la lutte contre les causes de la traite, notamment le chômage, la pauvreté, l’accès limité à l’éducation et le manque d’opportunités.


