Le G5 Sahel « surpris » après le « travel ban » du président Trump visant le Tchad

Le président tchadien lors d'une visite à Bamako

L’Union africaine (UA), la présidence du G5 Sahel ou encore la France, toutes ont exprimé leur « surprise » face à la décision de l’Administration Trump de rendre les ressortissants tchadiens indésirables aux USA à partir du 18 octobre prochain. Tout le monde est unanime : le Tchad est un allié important dans la lutte contre le terrorisme.

La France et les pays du G5 Sahel « surpris », l’UA  » perplexe » et le Tchad lui-même animé par un sentiment « d’injustice ». Le « travel ban » de Donald Trump visant le pays d’Idriss Deby est mal perçue au Sahel. Dans un communiqué, Ibrahim Boubacar Keïta, chef de l’Etat malien et président en exercice du G5 Sahel, estime que « cette décision pourrait affecter l’engagement du Tchad qui s’illustre comme un partenaire clé dans le dispositif de lutte contre le terrorisme. » Avant d’appeler à la levée des « sanctions » pour « maintenir la paix et la stabilité régionale internationale. »

Évoquant une « mesure injuste »,  l’Union africaine a, elle aussi, rappelé  » le rôle important » que joue le Tchad dans la lutte contre le terrorisme dans le bassin du lac Tchad, dans le nord du Mali et dans tout le Sahel. Même son de cloche du côté de la France qui considère Idriss Déby comme « un partenaire décisif. » La France, également présente dans la lutte antiterroriste au Sahel à travers la force Barkhane et qui a justement son quartier général à Ndjamena, espère la levée « rapide de cette interdiction » imposée par Donald Trump.

Les Américains, qui reconnaissent l’importance des Tchadiens avec qui ils ont déjà mené plusieurs exercices militaires, reprochent à Idriss Déby de « ne pas satisfaire à toutes les exigences en matière de sécurité » et le fait que « plusieurs terroristes sont actifs sur son territoire. »

Aboubacar Dicko
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