Attaque contre l’aéroport de Niamey : “13 martyrs”, “22 assaillants neutralisés”

Au moins 13 personnes, dont 11 membres des forces de défense et de sécurité et deux civils, ont été tuées jeudi 18 juin 2026 dans une nouvelle attaque menée contre l’aéroport international de Niamey. Les autorités nigériennes affirment avoir neutralisé 22 assaillants et arrêté une vingtaine de suspects.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le ministère de la Défense a également fait état de quatre blessés. Il indique que des assaillants, utilisant notamment des taxis, ont tenté de pénétrer dans l’aérogare avant d’être stoppés par les forces de sécurité.

Des tirs et des explosions avaient été entendus à partir de l’aube aux abords de l’aéroport. Les détonations ont duré plusieurs heures, selon des habitants joints par téléphone.

Les autorités assurent que l’aéroport est désormais « totalement sécurisé » et qu’il reste ouvert au trafic aérien. Elles précisent qu’une vaste opération est toujours en cours pour rechercher les « éléments résiduels ».

Selon le ministère de la Défense, les forces de sécurité ont saisi deux taxis et une fourgonnette ainsi qu’un important arsenal comprenant notamment des lance-roquettes RPG-7, des fusils d’assaut AK-47, des grenades à main, des munitions et des équipements de communication.

L’identité des auteurs de l’attaque n’a pas été précisée dans l’immédiat et aucune revendication n’avait été annoncée jeudi en début de soirée.

L’aéroport international de Niamey et la base militaire attenante avaient déjà été visés fin janvier lors d’une attaque de grande ampleur revendiquée par le groupe État islamique. Les autorités avaient alors affirmé que les assaillants cherchaient à détruire les capacités aériennes du pays.

Depuis cette attaque, les mesures de sécurité avaient été renforcées autour de l’aéroport. Une opération de déguerpissement de plusieurs maisons situées à proximité de l’infrastructure avait également été engagée par les autorités, qui invoquaient des impératifs sécuritaires.

Dans son communiqué, le ministre d’État chargé de la Défense, le général d’armée Salif Mody, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et appelé la population à signaler tout comportement suspect.

L’aéroport de Niamey n’est pas la seule infrastructure visée ces derniers mois. En mars, la base aérienne de Tahoua, située dans l’enceinte de l’aéroport du centre-ouest du pays, avait également été attaquée par des hommes armés arrivés à moto, avant d’être repoussés par les forces de sécurité.