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vendredi, 03 décembre, 2021

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Burkina Faso: un nouveau bilan de l’attaque d’Inata fait état de 53 morts

Après l’attaque survenue, le 14 novembre dernier, à Inata dans la province du Soum, deux hauts gradés de l’armée ont été relevés. L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres, ce mercredi.

Les autorités ont communiqué, ce 17 novembre, un nouveau bilan de l’attaque contre le détachement de gendarmerie d’Inata. Le dernier bilan « à la date d’hier (mardi) à 22 heures », fait état de 53 morts (49 gendarmes et 4 civils), 46 autres gendarmes ont été retrouvés, a indiqué Ousséini Tamboura, porte-parole du gouvernement. « Nos process exigent des constations physiques par nos forces de défense et de sécurité avant de donner un bilan. Il ne s’agit pas de recouper des informations par-ci, par-là. Il s’agit d’une procédure de constations par nos FDS et qui indiquent finalement quel est le bilan. Nous nous abstenons de faire cas des personnes qui manquent à l’appel d’une part pour augmenter leurs chances de survie », a-t-il expliqué.

Suite à cette attaque, deux hauts gradés de l’armée ont été relevés de leurs fonctions. Il s’agit du commandant du groupement des forces du secteur Nord et le commandant de la première région de gendarmerie, a annoncé M. Tamboura.

Hier mardi, des centaines de personnes ont manifesté à Ouagadougou pour exprimer leur colère face à la dégradation de la situation sécuritaire.

« Je comprends fort bien les différentes réactions de colère qui sont exprimées çà et là. »

« Car il faut le dire. Il ne peut pas être normal en ce moment, que l’Armée qui doit être la structure la mieux organisée, que dans cette armée, nous ayions des dysfonctionnements à un niveau si important ; des dysfonctionnements concernant les questions de l’alimentation, des dysfonctionnements concernant les questions logistiques et autres. Cela est inacceptable et c’est pourquoi je comprends fort bien les différentes réactions de colère qui sont exprimées çà et là », a déclaré le président du Faso, Roch Kaboré, au sortir du Conseil des ministres.

Sahelien.com