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Mali/Chute du régime IBK: ce que dit la France

Pas de condamnation, encore moins de sanction. La France prend acte de la démission forcée du désormais ancien président du Mali Ibrahim Boubacar Keita. Contrairement à la Cédéao, l’ancienne puissance coloniale ne rompt pas ses liens de collaboration avec l’Etat malien.

Les regards étaient tournés vers la France après la déclaration de coup d’Etat par les militaires du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Près de 24 heures après la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keita, le ministère français des affaires étrangères publie un communiqué plus ou moins surprenant. « La France a pris acte de l’annonce de la démission du président Ibrahim Boubacar Keita. Elle appelle à sa libération immédiate ainsi que des membres du gouvernement actuellement retenus », exige Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie française. Il encourage les forces politiques et sociales au dialogue pour trouver une solution à la crise profonde que traverse le Mali et appelle au rétablissement sans délai d’un pouvoir civil.

Au même moment, le président Français Emmanuel Macron a soutenu que la France et l’Union européenne sont aux côtés de la CEDEAO et de l’Union africaine pour trouver une issue à la crise malienne. « La paix, la stabilité et la démocratie sont notre priorité », a-t-il indiqué.

Si la France n’annonce pas de sanction contre les auteurs du coup d’Etat encore moins le Mali, tel n’est pas le cas de la Cédéao. L’organisation sous régionale décide de la fermeture des frontières du Sénégal, du Niger, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée avec le Mali.

M. A. Diallo