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jeudi, 07 juillet, 2022

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Mali: le président IBK tente de décrisper le climat socio-politique

Deux jours après son adresse à la Nation suite à la crise multiforme que traverse le pays, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keita, a fait une nouvelle sortie, ce mardi 16 juin. Dans ses différentes interventions, le président de la République a annoncé des mesures pour faire baisser la tension.

Les récentes manifestations contre le régime, la crise scolaire autour de l’application de l’article 39, l’enlèvement du chef de file de l’opposition, la crise post-électorale liée aux dernières élections législatives sont les principaux axes sur lesquels ont porté les derniers discours du président IBK.

Pour sa première prise de parole après la grande manifestation du 5 juin dernier, le chef de l’Etat s’est dit sensible aux fortes demandes du peuple et favorable à une rencontre avec les leaders du Mouvement du 5 juin, une offre de dialogue déclinée par l’organisation, du moins avant la tenue de la manifestation prévue pour le vendredi 19 juin.

Ce mardi, c’était devant des membres de la société civile, chefs religieux, acteurs politiques que le président a fait des annonces pour une sortie de crise. Pour « mettre fin à la crise scolaire, le gouvernement va « procéder à l’application immédiate de l’article 39 » de la loi portant statut du personnel enseignant. Un texte qui prévoit une majoration de revenus des enseignants.

Le chef de l’Etat a, par ailleurs, annoncé « la formation d’un gouvernement d’union nationale et des consultations dans les prochains jours pour trouver les solutions en vue de mettre fin à la crise post-électorale ».

Kidnappé le 25 mars alors qu’il menait sa campagne dans le cercle de Niafunké, Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition est encore entre les mains de ses ravisseurs. Aujourd’hui, le président de la République a indiqué qu’il est en vie et qu’une commission travaille à sa libération.

De son côté, le M5-RFP maintient la pression. Dans un communiqué rendu public, ce mardi, le Mouvement de contestation dirigé par l’imam Mahmoud Dicko a réitéré « sa demande de démission adressée au président de la République, rejette toute idée de le rencontrer. » Il « confirme » la tenue de son rassemblement le vendredi prochain.

Sory Ibrahim Maïga