Le gouvernement malien renforce la répression contre la chicha en adoptant un nouvel arrêté interministériel.
Le texte, signé le 7 juillet, interdit l’importation, la production, la commercialisation, la détention, l’usage et toute forme de publicité ou d’apologie de ce produit sur l’ensemble du territoire national.
Les auteurs de production ou d’importation s’exposent désormais à une peine d’un à trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 5 à 15 millions de francs CFA.
La distribution et la commercialisation sont punies des mêmes peines d’emprisonnement, assorties d’une amende pouvant atteindre 3 millions de francs CFA.
La simple détention est également réprimée par une peine de trois à douze mois de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 2 millions de francs CFA.
A travers cette nouvelle mesure qui abroge l’arrêté interministériel du 15 août 2022, les autorités indiquent vouloir renforcer la protection de la santé publique et lutter contre la consommation de produits jugés nocifs, notamment chez les jeunes.


