Au Niger, une coalition de syndicats du secteur de l’éducation a relancé le 1ᵉʳ mars 2026 la pression sur les autorités en dénonçant les retards de paiement des enseignants contractuels, qu’elle juge discriminatoires.
Dans un communiqué, la Dynamique des Syndicats du Secteur de l’Éducation et de la Formation (DSSEF) affirme que les enseignants contractuels attendent toujours le versement de leurs pécules de plusieurs mois, alors que d’autres agents publics « perçoivent régulièrement leurs salaires ».
La DSSEF, qui regroupe plusieurs syndicats d’enseignants, qualifie cette situation de « discrimination organisée » et exige des autorités le paiement immédiat de tous les arriérés, ainsi que la mise en place d’un mécanisme pour garantir le versement à terme échu.
Les syndicats mettent en garde qu’en l’absence d’avancées « concrètes et satisfaisantes », ils envisageront des « actions syndicales fermes et progressives » pour défendre les droits de ces enseignants, qui constituent une part importante du système éducatif nigérien.
« Le Directoire national n’acceptera plus cette ignominie qui a trop durée. La patience des enseignants contractuels a atteint ses limites », avertit la Dynamique.
Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de tensions sociales autour des conditions de travail et de l’intégration des enseignants contractuels au Niger. Après plusieurs préavis de grève en janvier, le gouvernement a repris le dialogue avec les syndicats. Le même mois, il a annoncé le recrutement sans concours de 11 015 enseignants contractuels, avec des critères d’âge et d’ancienneté. L’initiative a été saluée par certains syndicats, mais elle n’a pas entièrement apaisé les frustrations dans le secteur.


