Niger/Tahoua : 33 civils tués dans des attaques contre trois villages du département de Konni

Selon des informations rapportées lundi par la télévision publique Télé Sahel, au moins 33 civils ont été tués et cinq autres blessés lors d’attaques menées le 26 mars 2026 contre plusieurs villages du département de Birni N’konni, dans la région de Tahoua, dans le centre-ouest du Niger.

Les assauts ont visé les villages de Tsougougi (commune d’Alléla) ainsi que Zata et Dolé (commune de Birni N’konni). Selon les autorités régionales, les assaillants ont ciblé des habitants avant d’emporter du bétail et de se replier vers un pays voisin.

Le gouverneur de Tahoua, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, qui s’est rendu dans les localités touchées, a fait état d’un bilan de « 33 morts et cinq blessés ». Selon lui, « ce sont uniquement les bras valides qui ont été ciblés », indiquant que les assaillants avaient également emporté environ 500 têtes de bétail.

Lors de cette visite, le gouverneur a présenté les condoléances des autorités aux familles des victimes et assuré que la situation sécuritaire dans le département de Konni était désormais « sous contrôle », les forces de défense et de sécurité poursuivant leurs opérations jusqu’aux zones frontalières.

En déplacement dans ce département, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa s’est aussi rendu à la Compagnie mobile de contrôle des frontières (CMCF), où il a appelé les forces de sécurité à renforcer leur coordination face à la menace armée.

« Nous sommes en état de guerre. Donc si nous sommes en état de guerre, pour un succès des armes, la cohésion est importante. Les corps des forces de défense et de sécurité doivent resserrer les rangs davantage pour que, quelles que soient les circonstances, vous puissiez au moins avoir un succès », a-t-il déclaré aux militaires.

Un contexte sécuritaire tendu

La région de Tahoua, située dans le centre-ouest du Niger, est régulièrement confrontée à des attaques attribuées à des groupes armés opérant dans les zones frontalières du Nigéria et du Mali.

Ces dernières années, les violences se sont intensifiées dans certaines zones rurales, où les assaillants ciblent parfois des villages, volent du bétail ou attaquent les positions des forces de sécurité.

Début mars, la base aérienne 401 de l’aéroport de Tahoua, en pleine capitale régionale, a été visée par une attaque menée par des hommes armés arrivés aux guidons de plusieurs motos. Les forces de sécurité ont repoussé l’assaut, neutralisant plusieurs assaillants et arrêtant cinq suspects, selon des sources officielles.

Ces violences s’inscrivent dans un contexte sécuritaire plus large au Niger, où les forces de sécurité affrontent différents groupes armés, notamment dans l’ouest et le sud-est du pays.