Niger – Arlit : la société civile monte au créneau après l’annonce de licenciement des travailleurs des sociétés minières

A Arlit au nord du Niger, la coordination de la société civile dénonce le licenciement en vue dans les sociétés minières filiales d’Areva.

Début octobre, le Directeur Général de la Somaïr, Issa Abdoulaye, a annoncé aux représentants de toutes les directions de sa société qu’un plan social est en cours de finalisation. Ce plan concerne le licenciement des centaines d’employés à partir de l’année prochaine.

« Nous pensons que ce n’est pas justifié. Le groupe Areva n’a pas discuté avec l’Etat du Niger. Il fait ce qu’il veut et ne veut pas payer des impôts », a déclaré Almoustapha Alassane, coordinateur de la société civile d’Arlit, contacté par sahelien.com.

Le week-end dernier, la société civile a, dans une déclaration, demandé au gouvernement « d’envisager des mesures de rétorsion ». Il s’agit notamment de l’« interdiction de toute sortie d’uranium  nouveau et l’obligation pour Areva d’acheter en priorité au prix à convenir avec SOPAMIN toute la part d’uranium que cette dernière n’as pas pu vendre. La confiscation immédiate du gisement d’Imouraren et le maintien unilatéral des prix du kilo d’uranium à 73 000 FCFA ».

La société civile demande, par ailleurs, au groupe nucléaire français de « suspendre tout plan social visant à mettre des travailleurs en chômage, le payement immédiat et sans condition de la taxe professionnelle ».

Sur les 916 agents en service, 720 seront retenus. Idem du côté de la sous-traitance où l’on prévoit la réduction de 500 postes sur les 1402 opérationnels. Ce plan social va concerner aussi la Cominak, l’autre filiale d’Areva au Niger.

Sahelien.com
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